"Création et écriture. L’épreuve de l’empreinte prise aux mots", Judith Avenel, 05/02/2013, séminaire interdisciplinaire ARTES 2013-2015 « Ecriture et création », sous la direction de Pierre Sauvanet. Publication (prévue à la fin du cycle des conférences en 2016) dans Les Cahiers d’Artes, Université Bordeaux III 

"L’ombre des absents", rencontre avec l’artiste Judith Avenel et Christian Noobergen, Institut Culturel Bernard Magrez, 07/12/2012, Bordeaux

Ombres permanentes 1, vidéo numérique, 2 mn, 2012

L''encre de l'image se dilue progressivement. Lentement la couleur se diffuse. De façon presque imperceptible, les contours des deux corps deviennent plus flous.

Ombres permanentes 2, vidéo numérique, 9 mn, 2012 (silhouette échelle 1 dessinée sur la terre avec de la cendre)


La trace au sol est filmée à différents moments de la journée pendant plusieurs jours. La cendre progressivement disparaît. La silhouette se confond avec la terre. Recouverte de neige, elle disparaît complétement. Elle se dessine à nouveau au fur et à mesure que la neige s'efface. Pluie, soleil, neige, ambiance sonore extérieure, passage d'oiseaux picorant le sol rythment ce plan fixe.

Pour toujours, jamais plus (I & II) vidéos numériques (boucle)

Funérailles, film super 8, Koudougou Burkina Faso, 1997

Avant de partir pour un séjour de trois mois à Koudougou, j’avais préalablement fabriqué une mallette en bois qui était divisée en trois parties contenant chacune trois éléments : le premier était mon visage que j’avais moulé et tiré en résine peinte en blanc, le moulage d’une tomate, et celui d’une carotte que j’utilisais lors de mes actions - performances. Dans la valise, ces objets venaient se loger dans leurs empreintes négatives en plâtre. L’action consistait en un rituel d’enterrement de ces trois objets auxquels je substituais de la terre déposée dans les creux formés par les empreintes. Je repartais donc à la fin de mon séjour avec cette valise pleine de terre, laissant sous celle de Koudougou mon double, mon masque.

 

Très vite celui-ci fut déterré par des enfants qui se l’appropriant, cherchaient à terrifier les habitants du village. En le portant il renvoyait à une ambigüité mystérieuse : les yeux clos du visage était-il celui d’un mort ou était-il simplement endormi ? Bien sûr cette idée du masque fait écho à l’origine du moulage sur nature (dont ma pratique est largement tributaire) avec les masques funéraires, mortuaires (la coutume remonte au temps les plus anciens, au XIII jusqu’au XVII siècles elle était une pratique quotidienne : le masque, empreinte du visage mort prenaient part à toutes les cérémonies de la famille, et était considéré comme une substitution du corps défunt auquel on assurait une forme de survie)

 

Sans titre, (autoportrait), vidéo VHS  boucle, 1996-1997